Sous les dynasties Tang (618-907) et Song (960-1279), Bernard Depoorter, passionné par l’univers de la sinologie, a su capter l’essence de cet art millénaire. Ses créations témoignent d’une admiration profonde pour le raffinement et la maîtrise technique des céramistes de cette époque. Il rend hommage à cet héritage culturel avec une sensibilité et une précision qui révèlent une compréhension intime de l’histoire et des traditions chinoises. Il nous invite à redécouvrir la beauté intemporelle de la céramique chinoise, dialogue entre passé et présent, âge d’or de la Chine.
Les vases Cizhou, joyaux de la céramique de la dynasties Song, se distinguent par des motifs floraux, illustrant la beauté et la diversité de la nature impériale, décorations gravées ou peintes en marron sous une glaçure ivoire, reflétant une esthétique sophistiquée et intemporelle, témoins de scènes de la vie quotidienne, de calligraphies poétiques ; un raffinement et un art de vivre d’une époque révolue.
S’inspirant de cet art de vivre, pour sa première capsule, l’artisan développe un univers autour du thé, paravents, bols, fleurs, robes casati, best sellers de la maison. Dans les arts décos, il marie les matériaux tels que toile de lin, velours de soie, mousseline, cuir d’agneau, effets de glaçure, poudre de coquillage (effet nacré), perles de bois, blanc perlé et terre de chine. Il détourne le métier traditionnel et le réinvente à travers l’hybridation des métiers d’arts. Les motifs floraux traditionnels se retrouvent en parures florales, ennoblissements, broderies, accessoires, travail de la peinture.
Interprété sur le paravent, le gardénia, emblème de la maison, peint à la main en toile de lin, se déploie, donne des effets de textures de céramiques et de bois.